Littérature

Épopée de Soundiata

Sunjata / Sundiata / Son-Jara (épopée orale mandingue ; récitée à Kangaba sous le nom de Mansa Jigin, « le rassemblement des rois »)

v. 1235 · Kangaba, cœur du Manding (haut Niger, sud-ouest du Mali)

Rédigé par IA · vérifié par IA

Rédigé par Claude et vérifié de manière indépendante par Codex (gpt-6.1-sol) à partir de sources publiques : faits, dates, citations et versions anglaise et coréenne. Non relu par un expert humain. Dernière vérification par IA : 2026-10-03. Problèmes trouvés et corrigés : 18.

En une phrase

L’épopée de Soundiata est la grande épopée orale des peuples mandé d’Afrique de l’Ouest, conservée depuis des siècles par des bardes héréditaires appelés jeliw (griots) ; elle raconte comment un garçon qui ne pouvait pas marcher grandit, vainquit le roi sorcier Soumaoro Kanté et fonda l’Empire du Mali au XIIIe siècle.

Épopée de Soundiata
Image: David Sessoms · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons

Commencez en haut pour une introduction simple. Descendez pour découvrir plus de détails et de travaux de recherche.

  • Facile
  • Intermédiaire
  • Avancé

Pour les jeunes lecteurs

L’épopée raconte qu’il y a très longtemps, dans les savanes qui bordent le fleuve Niger, en Afrique de l’Ouest, naquit un petit prince qui ne pouvait pas se mettre debout. Les autres enfants couraient et jouaient, mais Soundiata rampait sur le sol, et les gens se moquaient de lui et de sa mère, Sogolon.

Dans l’histoire, un jour, sa mère fut insultée, et Soundiata décida que cela suffisait. Il demanda une barre de fer pour se relever. La barre se plia sous son poids, mais il finit par tenir debout. Dans une version célèbre, il arracha ensuite un baobab tout entier et l’apporta à sa mère ! À partir de ce jour, il devint fort, et il fut un chasseur et un chef courageux.

Comme la famille de son demi-frère jaloux voulait lui faire du mal, Soundiata dut quitter son pays pendant de longues années. Pendant son absence, un roi puissant nommé Soumaoro, qui connaissait la magie, disait-on, s’empara de sa terre natale. Les habitants envoyèrent des messagers chercher Soundiata. Il rassembla des amis et des armées, découvrit le point faible secret de Soumaoro et remporta une grande bataille. Puis il réunit les petits royaumes du Manding et devint le premier souverain d’un grand empire appelé le Mali.

Cette histoire n’a pas d’abord été écrite dans un livre. Elle est racontée à voix haute, en musique, par des conteurs spéciaux appelés jeli, ou griots. Dans leurs familles, les parents la transmettent à leurs enfants, et on la chante encore aujourd’hui au Mali, en Guinée, au Sénégal, en Gambie et dans les pays voisins.

Tous les sept ans, dans la ville de Kangaba, au Mali, les habitants posent un nouveau toit de paille sur une petite maison ronde et sacrée appelée le Kamablon. Pendant cette fête, des griots d’un village voisin racontent l’histoire de Soundiata. Cette fête est si spéciale que l’UNESCO l’a inscrite parmi les trésors de toute l’humanité.

En bref

Quoi
L’épopée orale fondatrice des peuples mandé (mandingues), consacrée à Soundiata Keïta, dont on se souvient comme du fondateur de l’Empire du Mali
Cadre
Région du haut Niger, en Afrique de l’Ouest (aujourd’hui le sud du Mali et le nord-est de la Guinée), du début au milieu du XIIIe siècle
Événement clé
La bataille de Kirina, traditionnellement datée de 1235 environ, où Soundiata vainc Soumaoro Kanté de Sosso
Gardiens
Des bardes héréditaires appelés jeliw (singulier jeli ; en français « griot »), surtout issus de familles comme les Kouyaté et les Diabaté
Langue
Langues mandé, en particulier le maninka (malinké) et le mandinka, avec un accompagnement musical comme la kora et le balafon
Mise par écrit
Recueillie et publiée à partir de la fin du XIXe siècle (premiers récits en 1889) ; surtout connue par la version en prose française de D. T. Niane, parue en 1960
Patrimoine vivant
La réfection septennale de la toiture du Kamablon de Kangaba et la Charte du Manden, toutes deux inscrites par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel en 2009

Facile

Qu’est-ce que l’épopée de Soundiata ?

L’épopée de Soundiata (aussi orthographiée Sunjata, Son-Jara ou Soundjata) est un long récit dit à voix haute par des bardes professionnels dans les pays de langue mandé, en Afrique de l’Ouest. Son héros, Soundiata Keïta, est connu comme l’homme qui unifia au XIIIe siècle les petites chefferies mandingues du haut Niger et devint le premier mansa, ou empereur, du Mali. L’empire qu’il aurait fondé s’enrichit plus tard grâce à l’or et au commerce et devint célèbre dans tout le monde islamique.

Ce n’est pas un texte unique et figé, comme un roman imprimé. L’épopée existe à travers des centaines de récitations par différents bardes, dans différents villages et pays, au fil de nombreuses générations. Certaines durent quelques minutes et célèbrent un seul épisode ; d’autres occupent des nuits entières. Depuis la fin du XIXe siècle, les chercheurs ont recueilli des dizaines de versions écrites, mais chacune n’est qu’un instantané d’une tradition vivante, et non l’original.

L’épopée fonctionne à plusieurs niveaux à la fois. C’est une histoire de courage et de destin ; elle explique les liens de parenté entre les clans mandé et indique quelles familles chantent les louanges de quelles autres ; et pour les États modernes, en particulier le Mali et la Guinée, elle est devenue un récit des origines nationales.

[16][6][12][7]

Facile

Les gardiens de la parole : jeliw et griots

Les personnes qui interprètent l’épopée sont appelées jeli (pluriel jeliw) dans les langues mandé ; en français comme en anglais, on les appelle souvent griots. Elles appartiennent à des familles héréditaires de spécialistes de la parole et de la musique. Traditionnellement, elles seules peuvent réciter l’épopée en public. Un jeli est à la fois historien, généalogiste, musicien, conseiller et intermédiaire capable de dire des choses difficiles au nom d’autrui.

L’accompagnement varie selon les régions et les occasions. Les instruments les plus connus sont la kora, une harpe d’environ vingt et une cordes, le balafon, un xylophone en bois muni de résonateurs en calebasse, et le ngoni, un luth à cordes pincées ; à Kéla, par exemple, une récitation peut être soutenue par deux joueurs de ngoni. Le barde passe de la déclamation rythmée aux louanges chantées et aux explications parlées, tandis que l’auditoire lui répond et l’encourage.

Certaines familles jouissent d’une autorité particulière. Dans le récit lui-même, le père de Soundiata donne au jeune prince un griot nommé Balla Fasséké, que la famille Kouyaté considère comme son ancêtre. Les Kouyaté de Niagassola, en Guinée, gardent encore un balafon sacré, le Sosso-Bala, qui aurait appartenu, selon la tradition, à Soumaoro, l’ennemi de Soundiata. Au Mali, les Diabaté du village de Kéla sont considérés comme comptant parmi les interprètes qui font le plus autorité, car ils récitent l’épopée lors de la cérémonie du Kamablon, dans la ville voisine de Kangaba.

Comme l’épopée explique l’histoire des clans à travers leurs noms de famille (jamu) et leurs chants de louange, elle façonne encore la vie publique : un nom de famille indique à un locuteur mandé quels ancêtres et quels épisodes se rattachent à la personne qui le porte.

[12][6][3][20]

Facile

Le récit, première partie : Sogolon et l’enfant qui ne pouvait pas marcher

Beaucoup de versions commencent par les ancêtres. Certaines font remonter la lignée paternelle de Soundiata à Bilali (Bilal), un compagnon du prophète Mahomet, ce qui rattache les rois mandingues au monde islamique. Vient ensuite l’histoire de la femme-buffle : un buffle monstrueux ravage le pays de Dô, et les deux chasseurs qui parviennent à le tuer reçoivent en récompense une jeune femme, Sogolon, décrite comme laide et bossue. Un chasseur devin avait déjà annoncé au roi du Manding, Naré Maghan Konaté, qu’une étrangère laide lui donnerait un fils puissant ; aussi, lorsque les chasseurs amènent Sogolon à sa cour, il l’épouse.

Sogolon donne naissance à Soundiata, mais pendant des années l’enfant ne peut ni se tenir debout ni marcher. La première épouse de son père, Sassouma Bérété, mère de son demi-frère aîné Dankaran Touman, se moque de Sogolon et de son enfant. À la mort du vieux roi, Dankaran Touman monte sur le trône, et l’humiliation de Sogolon devient insupportable.

Le tournant est l’une des scènes les plus célèbres de la littérature africaine. Après que sa mère a été humiliée pour quelques feuilles de baobab, Soundiata demande aux forgerons une barre de fer. La barre cède sous son poids (elle se plie ou se brise, selon le conteur), et dans certaines versions il se lève finalement en s’appuyant plutôt sur une branche. Dans la version de Niane, il déracine ensuite un baobab entier et le dépose devant la porte de sa mère, renversant ainsi l’humiliation infligée à sa mère. Une fois debout, il devient un chasseur remarquable, et sa force effraie ses rivaux.

Derrière ce drame se trouve une idée mandingue de la famille. Le conflit entre enfants d’un même père mais de mères différentes s’appelle fadenya (« le fait d’être enfant du père ») ; il représente la rivalité et l’ambition. La loyauté entre enfants d’une même mère s’appelle badenya (« le fait d’être enfant de la mère ») ; elle représente la coopération. L’épopée montre qu’une société a besoin des deux.

[16][20][11][7]

Intermédiaire

Le récit, deuxième partie : l’exil, Soumaoro Kanté et Kirina

Menacée par l’hostilité de Sassouma, Sogolon quitte le Manding avec ses enfants. Ils errent de cour en cour et trouvent enfin refuge dans le royaume de Mema, au nord, dont le roi admire le jeune exilé et en fait un chef de guerre. Pendant ces années, Soundiata devient un combattant aguerri.

Pendant ce temps, le Manding tombe sous la domination de Soumaoro (Sumanguru) Kanté, roi de Sosso. L’épopée le présente comme un roi forgeron et un maître des pouvoirs occultes, que les armes ordinaires ne peuvent blesser. Lorsqu’il envahit les chefferies du Manding, leurs habitants envoient des messagers à la recherche de Soundiata. Ils le trouvent à Mema, et il revient avec des troupes prêtées par le roi du pays, puis rassemble des alliés parmi les clans du Manding et leurs chefs.

La victoire dépend autant du savoir que de la force. La sœur de Soundiata, Nana Triban, qui avait été emmenée dans la maison de Soumaoro, s’enfuit et révèle le secret de sa puissance : son tana, ou interdit, est l’ergot d’un coq blanc. Fakoli, le propre neveu de Soumaoro, rejoint Soundiata après une querelle avec son oncle. Lors de la bataille décisive de Kirina (Krina), une flèche armée de l’ergot du coq atteint Soumaoro ; sa magie l’abandonne, il s’enfuit et disparaît. La tradition situe cette victoire vers 1235.

Après Kirina, les généraux de Soundiata étendent son pouvoir. L’un des plus connus, Tiramakhan Traoré, est surtout célébré en Sénégambie comme le conquérant des terres de l’ouest, en direction de l’Atlantique. Ces accents régionaux expliquent en partie pourquoi les versions de Gambie sonnent différemment de celles recueillies au Mali ou en Guinée.

[13][16][20][8][17]

Intermédiaire

Le récit, troisième partie : l’assemblée de Kouroukan Fouga

Beaucoup de versions se terminent par un grand rassemblement à Kouroukan Fouga (Kurukan Fuga), une clairière au cœur du Manding. Soundiata y est reconnu comme mansa, et les chefs des clans alliés reçoivent leurs titres, leurs terres et leurs charges. Le rôle de chaque groupe est fixé : certains clans détiennent le pouvoir politique, d’autres sont forgerons, travailleurs du cuir ou bardes, et des alliances entre familles sont confirmées.

Dans l’épopée, il s’agit moins d’une liste de lois que du moment où l’ordre social mandingue se met en place. L’épisode explique par exemple le « cousinage à plaisanterie » (sanankunya), qui permet aux membres de certains clans de se taquiner librement, une coutume qui apaise encore les tensions dans la vie quotidienne en Afrique de l’Ouest. Il explique aussi pourquoi les Keïta sont le clan royal et pourquoi certaines familles de griots leur sont attachées. Tous les interprètes ne racontent pas cet épisode, et beaucoup ne l’abordent que brièvement à la fin d’une longue nuit.

[8][18][20]

Intermédiaire

Histoire et légende : ce qu’Ibn Khaldoun rapporte sur Mari Djata

Soundiata a-t-il réellement existé ? Il existe un témoin écrit important. L’historien nord-africain Ibn Khaldoun (1332–1406), qui écrivait à la fin du XIVe siècle, a inclus une liste des rois du Mali dans sa grande histoire, le Kitab al-‘Ibar. Il nomme dans le texte quatre informateurs, parmi lesquels un savant qu’il appelle le cheikh Uthman, et les informations qu’ils lui ont fournies reflètent des traditions qui circulaient au Mali au XIVe siècle.

Selon Ibn Khaldoun, le plus grand roi du Mali, celui qui vainquit les Susu (Sosso) et s’empara de leur pays, s’appelait Mari Djata. Il explique le nom : mari désignait un prince descendant d’un souverain, et djata signifiait lion. Il lui attribue un règne de vingt-cinq ans et énumère ses fils et successeurs. Il note aussi que ses informateurs n’ont pas pu lui donner de généalogie pour Mari Djata. Comme Mari Djata est encore aujourd’hui l’un des noms de louange de Soundiata, presque tous les historiens identifient les deux personnages.

La plupart des travaux modernes considèrent donc Soundiata comme un souverain historique du XIIIe siècle qui fonda l’État malien en battant Sosso. On situe souvent son règne d’environ 1235 à 1255, mais ces chiffres ronds ne concordent pas avec les vingt-cinq ans d’Ibn Khaldoun, et ni son avènement ni sa mort ne peuvent être datés avec précision. La date de Kirina elle-même, vers 1235, est une reconstitution savante fondée sur les durées de règne données par Ibn Khaldoun et sur la tradition orale, et non une date consignée à l’époque.

Presque tout le reste, notamment Sogolon, la femme-buffle, la barre de fer et l’ergot du coq, ne provient que de la tradition orale et se lit mieux comme un récit sur la légitimité, la parenté et le destin, façonné par des générations de bardes. La question de savoir si Soundiata lui-même était musulman fait également débat : les sources arabes et certains griots plus tardifs mettent l’accent sur l’islam, tandis que l’épopée dépeint un chasseur qui puise dans les pouvoirs occultes mandingues.

[4][17][13][22]

Intermédiaire

Pendant ce temps dans le monde : l’or, le sel et le monde islamique

La lutte de Soundiata s’inscrivait dans une économie beaucoup plus vaste. Depuis des siècles, des caravanes de chameaux traversant le Sahara reliaient la savane ouest-africaine à l’Afrique du Nord : l’or partait vers le nord, et le sel des mines sahariennes comme Taghaza, avec le cuivre, les étoffes et les chevaux, descendait vers le sud. L’empire du Ghana (Wagadou) s’était enrichi comme intermédiaire de ce commerce, et son déclin au XIIe siècle ouvrit une période de rivalités dans laquelle s’inscrivit la vie de Soundiata. Sosso étendit sa domination aux chefferies du Manding, près des gisements aurifères du Bouré, et les historiens modernes voient dans la pression exercée par Soumaoro sur le commerce mandingue l’une des causes de la révolte. Derrière le duel de sorciers de l’épopée se cache une véritable rivalité pour le contrôle de l’or et des routes commerciales.

Les géographes arabes qui ont décrit ce commerce offrent aussi les premiers aperçus écrits du pays natal de Soundiata. Au XIe siècle, al-Bakri cite Malal et Daw (Dô) comme de petits royaumes situés au sud du Niger, et il raconte qu’un roi de Malal se convertit à l’islam après que les prières d’un savant de passage eurent mis fin à une sécheresse. Dô est le pays de la femme-buffle dans l’épopée, et les archéologues s’appuient aujourd’hui sur ces notes arabes, ainsi que sur les traditions locales, pour localiser le cœur du premier Mali.

L’islam atteignit ainsi les cours mandingues par l’intermédiaire des marchands et des savants bien avant l’apogée de l’empire. L’épopée telle qu’elle a été transmise reflète cette influence, par exemple dans les généalogies qui rattachent la lignée de Soundiata à Bilali, un compagnon du Prophète, bien que ces épisodes aient pu être façonnés ou ajoutés par des interprètes musulmans plus tardifs et ne puissent pas être datés de l’époque de Soundiata. Les souverains ultérieurs de la dynastie, au premier rang desquels Mansa Moussa, dont le pèlerinage à La Mecque en 1324–1325 rendit le Mali célèbre au Caire et au-delà, s’appuyèrent sur l’État dont l’épopée attribue la fondation à Soundiata.

Le lien fonctionne dans les deux sens : le témoignage d’Ibn Khaldoun sur Mari Djata a lui-même été recueilli grâce aux réseaux nord-africains et égyptiens où les pèlerins, marchands et savants maliens étaient connus.

[14][11][22][4][17][19]

Intermédiaire

De la voix à la page : les principales versions

Des officiers et des savants coloniaux français commencèrent à mettre par écrit des récits sur Soundiata en 1889 et les publièrent à partir des années 1890. En 1924, J. Vidal publia une version de Kéla sous le titre « La légende officielle de Soundiata ». En 1937, des élèves de l’École William Ponty, au Sénégal, montèrent une pièce en français inspirée de l’histoire. Ces premiers textes sont aujourd’hui appréciés comme des documents historiques à part entière.

La version la plus lue est Soundjata ou l’épopée mandingue (Présence Africaine, 1960), de l’historien guinéen Djibril Tamsir Niane. Elle repose sur le récit du jeli Mamoudou (Mamadou) Kouyaté, de Djelibakoro en Guinée, que Niane avait enregistré en 1958. Niane ne publia pas une transcription mot à mot ; il transforma la récitation en une prose française élégante. La traduction anglaise de G. D. Pickett, Sundiata: An Epic of Old Mali (1965), en fit un classique étudié dans les écoles du monde entier.

Gordon Innes, de la School of Oriental and African Studies de Londres, adopta une autre démarche. Son livre Sunjata: Three Mandinka Versions (1974) publie des textes mandinka de Gambie accompagnés d’une traduction anglaise vers par vers. On y trouve un Sunjata de Bamba Suso, de Sotuma (enregistré en 1969 à Brikama), un Sunjata de Banna Kanute (enregistré en 1969 à Serrekunda) et un épisode consacré à Faa Koli par le frère aîné de Banna, Dembo Kanute (enregistré en 1968 à Serrekunda par Seni Darbo). Le lecteur peut y voir comment les interprètes façonnent le récit, répètent des formules et s’adressent à leur auditoire.

Parmi les autres éditions majeures figurent The Epic of Son-Jara (1986) de John William Johnson, d’après le barde malien Fa-Digi Sisòkò ; une version de Kéla enregistrée en 1979 et publiée en 1987 ; et Sunjata (2004) de David C. Conrad, d’après le jeli guinéen Djanka Tassey Condé. Chacune reflète un interprète, un lieu et un moment.

[7][20][21][16][5][12]

Intermédiaire

Kangaba et la cérémonie du Kamablon

Kangaba se trouve sur le Niger, à environ 95 km au sud de Bamako, et la tradition mandingue en garde le souvenir comme d’un ancien siège royal du Manding. Son monument le plus connu est modeste : le Kamablon (aussi écrit Kamabolon), un sanctuaire rond en briques de terre coiffé d’un cône de chaume, qui se dresse sur la place du village. L’UNESCO l’appelle la « maison de la parole » : des objets sacrés y sont conservés, et la case joue aussi un rôle dans les délibérations du village. Selon l’UNESCO, le bâtiment actuel date de 1653.

Tous les sept ans, le chaume est retiré et remplacé au cours d’une fête qui dure cinq jours. Les Keïta de Kangaba, qui font remonter leur ascendance à Soundiata, en partagent la responsabilité avec les griots Diabaté de Kéla. Le travail physique revient aux jeunes hommes d’une vingtaine d’années, et la reconstruction sert aussi de leçon : pendant que les jeunes travaillent, les anciens leur expliquent comment la case est construite et ce qu’elle signifie. En 2009, l’UNESCO a inscrit la cérémonie sur sa Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le cœur de la cérémonie est une récitation. Tandis que la case est sans toit, les Diabaté de Kéla récitent l’histoire de Soundiata, appelée Mansa Jigin, « le rassemblement des rois ». L’anthropologue Jan Jansen, qui a assisté à la cérémonie de 1997, explique que le « maître de la parole » (kumatigi) récite à l’intérieur du sanctuaire devant un auditoire restreint. Cette récitation n’a jamais été enregistrée, ce qui confère à cette version « autorisée » un grand prestige, précisément parce que les personnes extérieures à ce cercle ne peuvent pas l’entendre.

Jansen rattache la cérémonie à l’installation d’une nouvelle classe d’âge masculine, c’est-à-dire à un renouvellement de la société, plutôt qu’à d’anciens mythes secrets. Elle a aussi un poids politique : des ministres maliens y ont assisté, et en 1997 le président a envoyé des cadeaux aux griots et aux organisateurs.

[1][5][6][7]

Avancé

Différents points de vue

Lignage et région. Il n’existe pas de version neutre de Soundiata. Les familles de griots racontent l’histoire de manière à honorer leurs protecteurs et leurs propres ancêtres. Les versions des Kouyaté donnent un rôle central à Balla Fasséké, les Diabaté de Kéla détiennent le prestige de la récitation de Kangaba, et les récitations mandinka de Gambie recueillies par Innes font une large place aux généraux de Soundiata, avec notamment une récitation entière consacrée à Faa Koli. Jansen souligne aussi le point inverse : dans toute la savane, la trame centrale du récit est étonnamment stable, ce qu’il explique par l’organisation sociale des familles de griots plutôt que par la seule mémoire individuelle.

Héros et méchant. Soumaoro Kanté est l’antagoniste de l’épopée, mais il n’est pas simplement un monstre. L’épopée elle-même en fait un puissant roi forgeron, et les Kouyaté de Niagassola conservent encore son balafon, le Sosso-Bala, comme un objet sacré. Certains auteurs et publics modernes voient en lui un défenseur de la religion locale, tandis que les griots musulmans mettent en avant l’ascendance islamique de Soundiata. Le même récit peut ainsi porter des accents religieux différents.

Lieux et nations. Où les événements se sont-ils exactement déroulés ? Niane identifiait Niani, aujourd’hui en Guinée, comme l’ancienne capitale du Mali, tandis que le barde malien Wâ Kamissoko défendait Dakajalan, près de Kirina, dans l’actuel Mali, et l’historien David C. Conrad a étudié en détail la tradition de Dakajalan. Ce ne sont pas seulement des questions académiques. Lorsque le Soudan français devint indépendant en 1960, il prit le nom de Mali, et les Maliens considèrent largement l’empire de Soundiata comme l’ancêtre de leur république. La Guinée revendique elle aussi fortement le même héritage. L’épopée est enseignée dans les écoles au Mali, en Guinée, au Sénégal et en Gambie.

Les États modernes n’existaient pas au XIIIe siècle ; qualifier Soundiata de « Malien » ou de « Guinéen » au sens actuel est donc anachronique. L’épopée appartient à une aire culturelle qui traverse les frontières modernes et explique les relations entre clans plutôt qu’entre États.

[6][5][3][8][21][16]

Avancé

Le débat sur la Charte du Manden

La même année, en 2009, l’UNESCO inscrivit un second élément mandingue : la « Charte du Manden, proclamée à Kouroukan Fouga ». Selon la présentation de l’UNESCO, Soundiata et son assemblée la proclamèrent oralement au début du XIIIe siècle, les clans malinkés la transmettent depuis lors, et Kangaba la commémore chaque année ; l’UNESCO va jusqu’à la qualifier de l’une des plus anciennes constitutions du monde. Les valeurs qu’elle attribue à la charte ressemblent à un catalogue moderne de droits, de la paix entre peuples divers et du caractère sacré de la vie humaine à l’éducation, à la sécurité alimentaire, à la fin de l’esclavage par razzia, ainsi qu’à la liberté d’expression et de commerce. Une reconnaissance patrimoniale de ce type n’équivaut toutefois pas à une authentification historique.

Des historiens ont exprimé de sérieux doutes quant à l’idée de traiter un tel texte comme un document du XIIIe siècle. La « charte de Kouroukan Fouga » écrite la plus connue, en quarante-quatre articles, a été rédigée pour la première fois lors d’un atelier régional réunissant des traditionalistes et des communicateurs radio maninka à Kankan, en Guinée, du 3 au 12 mars 1998. Le document de l’atelier énumère lui-même ses traditionalistes, presque tous originaires de Guinée, et un seul du Sénégal. L’historien Francis Simonis a fait remarquer qu’aucun griot malien n’avait été invité, et Jan Jansen a qualifié le texte de bricolage moderne. Gregory Mann note que ce texte est absent de l’épopée elle-même.

Un second texte complique encore les choses. Le « Serment des chasseurs », publié par l’ethnologue malien Youssouf Tata Cissé, proclame que toute vie est une vie et condamne l’esclavage et la faim. Mann montre que Cissé n’a rattaché le Serment à l’épopée qu’à partir de sa publication de 1991 avec le barde Wâ Kamissoko, et il suggère que Cissé l’a lui-même inséré dans les passages finaux. Ce n’est qu’en 2003 que Cissé a précisé que le Serment provenait de ses propres enquêtes de terrain de 1965 auprès d’un maître chasseur, Fadjimba Kanté, dans le cercle de Kangaba. Mann souligne également que l’UNESCO a distingué « la charte du Manden » sans préciser de quel texte il s’agissait. Des critiques relèvent que le résumé de l’UNESCO, avec son abolition de l’esclavage, fait écho au Serment des chasseurs, alors que le texte de Kankan traite l’esclavage comme une composante de l’ordre social.

Rien de tout cela ne signifie que ces valeurs aient été inventées de toutes pièces. Mann suggère que ces textes expriment de réels idéaux de vie commune dans une société hiérarchisée mais diverse, et leurs défenseurs y voient la preuve d’une tradition africaine des droits. Une lecture attentive distingue trois choses : l’épisode de Kouroukan Fouga dans la tradition orale, ancien mais variable ; les chartes écrites de la fin du XXe siècle ; et les usages modernes des uns et des autres dans l’éducation civique et l’identité nationale.

[2][9][8][18][10]

Avancé

Sources et méthode : lire une épopée orale comme de l’histoire

Les historiens du Mali ancien travaillent avec trois types de sources, chacun ayant ses limites : quelques textes arabes médiévaux qui dépendaient d’informateurs, des traditions orales recueillies depuis 1889 et façonnées par des siècles de récitation, et des vestiges archéologiques ténus qui nomment rarement des individus.

Ralph Austen et Jan Jansen ont montré qu’Ibn Khaldoun lui-même doit être lu de manière critique. Sa liste royale s’organise en cycles où un fondateur fort est suivi de successeurs plus faibles, ce qui reflète la théorie de l’essor et du déclin des dynasties qu’il avait déjà exposée dans sa Muqaddimah (achevée en 1377). Ils évoquent aussi la possibilité d’un « effet de retour » : une fois l’œuvre d’Ibn Khaldoun diffusée parmi les lettrés musulmans d’Afrique de l’Ouest, elle a pu influencer des traditions orales plus tardives. Ils concluent pourtant qu’il n’aurait pas pu inventer un nom typiquement mandingue comme Mari Djata, ni la trame essentielle de l’essor du Mali.

D’autres indices sont dispersés. Ibn Battuta, qui visita le Mali en 1352–1353, mentionne un ancêtre de Mansa Moussa appelé Sariq Djata qui se convertit à l’islam ; certains chercheurs y voient un écho précoce de la tradition de Soundiata, même si la généalogie ne concorde pas parfaitement. L’emplacement précis de Sosso est lui aussi débattu : Stephan Bühnen a soutenu en 1994 qu’il fallait le chercher plus au sud et plus à l’ouest que sa localisation traditionnelle dans le Kaniaga.

L’archéologie commence à mettre à l’épreuve la géographie de l’épopée. Kevin MacDonald et des collègues maliens ont prospecté la région de Dô, pays de la femme-buffle, en croisant les notes d’al-Bakri au XIe siècle, les traditions villageoises et les prospections de terrain. Ils soutiennent que le mariage de Sogolon de Dô avec le roi de Kiri fonctionne comme une métaphore politique de l’union de deux petites entités politiques, et que l’histoire orale, bien qu’en perpétuel changement, peut encore conserver une connaissance du passé lorsqu’on la recoupe avec d’autres sources.

[4][17][11][22][6][15]

Idées clés

Jeli (griot)
Barde, musicien et généalogiste héréditaire. Les jeliw conservent et interprètent l’épopée, chantent les louanges des familles et jouent le rôle de conseillers et de médiateurs. Traditionnellement, eux seuls récitent l’épopée en public.
Fadenya et badenya
La rivalité entre enfants d’un même père et de mères différentes (fadenya), opposée à la solidarité entre enfants d’une même mère (badenya). L’épopée met en scène ces deux forces à travers Soundiata, son demi-frère, sa mère et ses sœurs.
Nyama et tana
Le nyama est l’énergie occulte que les chasseurs, les forgerons et les bardes sont censés manier ; le tana est l’interdit ou le point faible caché d’une personne. Soundiata vainc Soumaoro en découvrant son tana, l’ergot du coq blanc.
Mansa
Titre mandingue du souverain du Mali, souvent traduit par roi ou empereur. On se souvient de Soundiata comme du premier souverain à porter ce titre à la tête du Manding unifié.
Kouroukan Fouga
L’assemblée au cours de laquelle, selon la tradition, fut établi le nouvel ordre de la société mandingue : rôles des clans, titres, alliances et cousinages à plaisanterie. Elle se distingue des textes écrits modernes de la « Charte du Manden ».
Tradition vivante
L’épopée existe dans la récitation. Chaque version enregistrée, y compris celle de Niane, n’est qu’un témoin parmi beaucoup d’autres, façonné par le lignage, la région et l’auditoire de l’interprète.

Notices

  1. v. 1068 — La géographie d’al-Bakri cite les petits royaumes de Malal et de Daw (Dô), au sud du Niger, le cœur du pays dont l’épopée garde le souvenir.
  2. v. 1235 — Date traditionnelle de la bataille de Kirina, où Soundiata vainc Soumaoro Kanté de Sosso et fonde l’Empire du Mali.
  3. v. 1255 — Fin conventionnelle et approximative du règne de Soundiata ; ces chiffres ronds ne concordent pas avec les vingt-cinq ans qu’Ibn Khaldoun attribue à Mari Djata, et les dates exactes sont inconnues.
  4. v. 1390 — À la fin du XIVe siècle, Ibn Khaldoun consigne la liste des rois du Mali et appelle le fondateur Mari Djata, vainqueur des Susu.
  5. 1653 — Date donnée par l’UNESCO pour l’actuel Kamablon, la case sacrée de Kangaba.
  6. 1889 — Les premiers récits écrits de la tradition de Soundiata sont recueillis par des officiers coloniaux français au Soudan français.
  7. 1924 — J. Vidal publie « La légende officielle de Soundiata », fondée sur la tradition de Kéla.
  8. 1960 — D. T. Niane publie Soundjata ou l’épopée mandingue, d’après le jeli Mamoudou Kouyaté ; le Soudan français, nouvellement indépendant, prend le nom de Mali.
  9. 1974 — Gordon Innes publie Sunjata: Three Mandinka Versions, avec des récitations de Bamba Suso, Banna Kanute et Dembo Kanute enregistrées en Gambie en 1968–1969.
  10. 1998 — Un atelier de traditionalistes maninka réuni à Kankan, en Guinée, rédige un texte en 44 articles de la « charte de Kouroukan Fouga ».
  11. 2009 — L’UNESCO inscrit la réfection septennale de la toiture du Kamablon et la Charte du Manden au patrimoine culturel immatériel.

Glossaire

Mandé / Manding / Manden
Le mandé est la grande famille de langues et l’univers culturel ouest-africain ; le manding est un groupe plus étroitement lié en son sein (comprenant le maninka, le mandinka et le bambara) ; le Manden (Manding) est aussi le nom de leur foyer historique sur le haut Niger.
Jeli (pl. jeliw)
Mot mandingue désignant un barde et musicien héréditaire ; en français comme en anglais, on dit généralement « griot ».
Balafon
Xylophone en bois muni de résonateurs en calebasse ; le Sosso-Bala est un balafon sacré conservé à Niagassola, en Guinée.
Sosso (Susu)
Le royaume de Soumaoro Kanté, qui domina le Manding avant la victoire de Soundiata ; son emplacement exact est débattu.
Kamablon (Kamabolon)
La case ronde et sacrée de Kangaba, dont le toit est refait tous les sept ans lors d’une cérémonie au cours de laquelle les griots récitent l’histoire de Soundiata.
Kumatigi
« Maître de la parole » : le griot principal qui dirige la récitation lors de la cérémonie du Kamablon.
Sanankunya
Cousinage à plaisanterie entre certains clans ou peuples, qui autorise les taquineries mutuelles et contribue à désamorcer les conflits ; on le fait traditionnellement remonter à la fondation du Mali.

Questions et réponses

Soundiata a-t-il réellement existé ?

Très probablement. Ibn Khaldoun, qui écrivait au XIVe siècle, mentionne un fondateur du Mali nommé Mari Djata, vainqueur des Susu, et Mari Djata est l’un des noms de louange de Soundiata. Mais les détails de son enfance et de son duel magique ne proviennent que de l’épopée orale et ne peuvent pas être vérifiés.

Pourquoi Soundiata ne pouvait-il pas marcher ?

L’épopée ne donne pas de raison médicale. Dans le récit, sa longue incapacité à marcher fait de lui un héros inattendu, et le fait qu’il se mette soudain debout montre que rien ne peut arrêter son destin.

Existe-t-il une seule version correcte de l’épopée ?

Non. Les familles de griots et les régions la racontent différemment. Le livre de Niane, paru en 1960, est le plus célèbre, mais c’est une réécriture en prose du récit d’un seul barde ; des éditions vers par vers comme celles d’Innes et de Johnson montrent à quoi ressemblent réellement les récitations.

Qu’est-ce que la cérémonie du Kamablon ?

Tous les sept ans, les habitants de Kangaba, au Mali, remplacent le toit de chaume du Kamablon, une case ronde et sacrée. Les griots Diabaté de Kéla récitent l’histoire de Soundiata pendant la cérémonie, reconnue par l’UNESCO depuis 2009.

La Charte du Manden est-elle une constitution du XIIIe siècle ?

Selon la tradition, Soundiata fixa les règles de la société à Kouroukan Fouga, mais les chartes écrites qui circulent aujourd’hui datent de la fin du XXe siècle : le texte en 44 articles issu d’un atelier tenu à Kankan en 1998 et le Serment des chasseurs publié par Youssouf Tata Cissé. Beaucoup d’historiens les considèrent comme des reconstitutions modernes inspirées de traditions plus anciennes.

Ibn Khaldoun est-il fiable pour le Mali ancien ?

C’est la meilleure source écrite, mais Austen et Jansen soutiennent que sa liste royale a été en partie façonnée par sa propre théorie des cycles dynastiques. Les historiens l’utilisent avec prudence, en complément de la tradition orale et de l’archéologie.

Sources et lectures complémentaires

  1. Septennial re-roofing ceremony of the Kamablon, sacred house of Kangaba. UNESCO Intangible Cultural Heritage, 2009
  2. Manden Charter, proclaimed in Kurukan Fuga. UNESCO Intangible Cultural Heritage, 2009
  3. Cultural space of Sosso-Bala. UNESCO Intangible Cultural Heritage, 2008
  4. Ralph A. Austen and Jan Jansen, History, Oral Transmission and Structure in Ibn Khaldun’s Chronology of Mali Rulers. History in Africa 23 (Leiden University repository), 1996
  5. Jan Jansen, Hot Issues: The 1997 Kamabolon Ceremony in Kangaba (Mali). International Journal of African Historical Studies 31/2 (Leiden University repository), 1998
  6. Jan Jansen, “Copy Debts”? Towards a Cultural Model for Researchers’ Accountability in an Age of Web Democracy. Oral Tradition 27/2, 2012
  7. Stephen Bulman, A Checklist of English and French Versions of the Sunjata Epic Published before the 21st Century (revised from History in Africa, 1997). Verbafricana
  8. Gregory Mann, The World Won’t Listen: The Mande “Hunters’ Oath” and Human Rights in Translation. Humanity 13/2, 2022
  9. La charte de Kurukan Fuga: Atelier régional de concertation entre communicateurs et traditionalistes maninka, Kankan, 3–12 mars 1998. Workshop document, République de Guinée (hosted by Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique), 1998
  10. Noël Sanou, La charte du Mandé : reconfigurations textuelles et mémorielles. Afroglobe (Université du Québec à Montréal)
  11. Kevin C. MacDonald, Nikolas Gestrich, Seydou Camara and Daouda Keita, The ‘Pays Dô’ and the Origins of the Empire of Mali. UCL Discovery (author manuscript)
  12. John William Johnson, Epic of Sun-Jata (World Epics). Columbia University
  13. Mark Cartwright, Sundiata Keita. World History Encyclopedia, 2019
  14. Mark Cartwright, Mali Empire. World History Encyclopedia, 2019
  15. Stephan Bühnen, In Quest of Susu. History in Africa 21, 1994
  16. Epic of Sundiata. Wikipedia
  17. Sundiata Keita. Wikipedia
  18. Kouroukan Fouga. Wikipedia
  19. Sosso Empire. Wikipedia
  20. Djibril Tamsir Niane, Soundjata ou l’épopée mandingue (English: Sundiata: An Epic of Old Mali, trans. G. D. Pickett, Longman, 1965). Présence Africaine, 1960
  21. Gordon Innes (ed. and trans.), Sunjata: Three Mandinka Versions. School of Oriental and African Studies, University of London, 1974
  22. Nehemia Levtzion and J. F. P. Hopkins (eds.), Corpus of Early Arabic Sources for West African History. Cambridge University Press, 1981

À découvrir aussi

Rédigé avec l’aide de l’IA à partir des sources publiées ci-dessus et révisé au fil des nouvelles recherches.

← Retour à la carte